Le retour du bûcher ?

Le retour du bûcher ? doc Garde à vue facile. Editorial du journal Le Monde.

La campagne médiatique développée du 10 juin 2010 au 14 juillet 2010 dans Le Journal de l’île, Le Quotidien, les blogs Clicanoo et Témoignages.re tendant à me déshonorer appelle un démenti formel de ma part.

En effet, le 8 juin 2010 je comparaissais au TGI de Champfleury à St Denis de La Réunion avec le chef d’accusation d’ »agression sexuelle ». Accusation grave à première vue mais bien moins après un examen approfondi.

Quelle n’a pas été ma stupéfaction de lire dès le 10 juin un compte rendu totalement mensonger et calomnieux de l’audience dans le Journal de l’île dans un éditorial de M. Y. Mont-Rouge. Rien de ce que j’ai dit n’a été rapporté comme il faut. La malveillance est-elle volontaire ou non ? Un apprenti journaliste a-t-il déformé mes propos étant donné la mauvaise acoustique de la salle d’audience ou s’agit-il d’un coup monté par quelqu’un (Recteur, Proviseur, Conseil municipal de St Paul…), la suite de la diatribe médiatique tend à privilégier cette dernière hypothèse. La question que je pose est la suivante : quel intérêt peut-on avoir à discréditer un modeste professeur de Lettres ?

En tout état de cause l’éthique professionnelle du journaliste en question laisse carrément à désirer puisque j’étais accompagné d’un conseil juridique qu’en l’occurrence j’avais choisi de sexe féminin ! Il me traîne donc dans la boue en sachant très bien que je n’aurais aucun mal à démentir, pire même, je peux désormais porter plainte pour diffamation ! A mon sens, c’est l’état de santé de la presse locale qui pose problème : deux quotidiens pour 750000 habitants, n’est-ce pas un peu trop ? Quid en conséquence du salaire de M. Mont-Rouge ? Bien peu élevé en tout état de cause !

Bref, passons en revue les calomnies de M. Mont-Rouge :

  1. Mon terrain de chasse seraient : « les fesses des jeunes demoiselles, noires de préférence. » L’acte d’accusation auquel je répondais portait « agression sexuelle » et non « agression sexuelle sur mineure », en effet le procès verbal des gendarmes ne porte nulle part mention de l’âge de la victime ! Merci M. Mont-Rouge de me faire perdre mon job sans prendre les responsabilités qui incombent au vôtre (vérification des informations) ! Par ailleurs, et d’autant plus troublant, la victime de cette soit disant agression est domiciliée à Rennes en Bretagne ! Non mais je rêve : est-elle blanche ou noire cette Isabelle R. ? Si elle avait été mineure que faisait-elle à St-Paul pendant les vacances de la Toussaint sans ses parents ? Pourquoi alors les parents ne se sont-ils pas portés partie civile, comme ils auraient dû le faire ? Toujours est-il que la victime n’était pas présente à l’audience et ne réclamait donc pas de dommages et intérêts ; pourquoi M. Mont-Rouge se substituerait-il à elle ? 

  2. Les injures raciales : M. Dominique Auter, vice-procureur de la République a eu tôt fait de rectifier le tir puisqu’il signale le 11 juillet 2010 sur Clicanoo  que ces propos auraient été tenus devant les gendarmes et non dans le prétoire. Mais quelque chose ne colle pas puisque la victime est métropolitaine ! Dans le pire des cas je n’ai insulté personne ! Dans tous les cas de figure le Procureur, ni le juge n’ont senti répréhensibles ces propos, de quel droit M. Mont-Rouge et sa clique seraient-ils plus royalistes que le roi ? On ne revient pas sur la chose jugée, n’est-ce pas une grande règle du droit français !

  3. Les injures de M. Mont-Rouge : Je serais « barjot ». Mon avocate a réclamé une expertise psychiatrique jointe à mon dossier judiciaire comme il est d’usage en cas d’agression sexuelle et celle-ci montre que je suis sain d’esprit. Quand à l’accusation d »"obsédé sexuel » elle montre que M. Mont-Rouge ne me connaît pas ! D’ailleurs mes amis n’ont pas manqué d’être M-D-R (morts de rire) à la lecture de son éditorial !

Il en résulte qu’une presse aux abois, faisant fi de la déontologie, fait flèche de tout bois pour monter en épingle une erreur judiciaire et tenter de susciter l’affect le plus bas des Réunionnais, à savoir le racisme anti-métro., c’est du joli et ce n’est pas à l’honneur de personne ici à La Réunion. J’en reviens à la question posée plus haut concernant les raisons d’une attaque d’une telle violence à l’encontre d’un modeste professeur. Etant donné l’amplification du fait divers par Témoignages, le journal de M. Vergès, j’en conclus qu’il s’agit d’une récupération politique : après la défaite politique récente de M. Vergès quoi de mieux qu’un bon bouc émissaire métropolitain pour reserrer les rangs des troupes ! Quelle bassesse ! Ca fait du bien quand c’est l’autre le raciste, n’est-ce pas ? Autrefois au XVIème s. pour les humanistes, il en allait de même : il suffisait d’une accusation d’hérésie et c’était le bûcher (Etienne Dolet), aujourd’hui il suffit d’une accusation de racisme pour perdre son emploi dans l’Education Nationale, c’est un peu fort de café, non ?

Cerise sur le gâteau dans cette histoire à dormir debout : il s’agit purement et simplement d’une erreur judiciaire comme je l’ai laissé entendre plus haut. Le 19 octobre 2007 (et non en octobre dernier comme l’indique M.B. dans Le Quotidien  du 10 juin dernier !) sortant de chez mon notaire Me Lagourgue sis dans le centre de Saint-Paul, je gare mon scooter devant la boulangerie à l’angle de la Rue Rhin-et-Danube et de la rue de la Préfecture, commande une bière locale et m’installe sur la terrasse, à cette heure (15h.) la boulangerie est déserte à l’exception de la boulangère et deux jeunes femmes installées autour d’un verre (comment peloter une femme assise…). Le temps de siroter la moitié de ma bière et voilà un cordon de gendarmes qui nous empêchent de sortir de la boulangerie. Ma bière terminée je me dirige l’esprit tranquille vers mon scooter et me retrouve entouré de gendarmes qui me demandent de me diriger dans leur camionnette. A ma grande surprise on m’interroge sur mes pratiques sexuelles, innocent j’avoue en effet une main aux fesses d’une serveuse du bar Le Piccolo de Mayotte d’où je venais de partir en juin 2007 : à partir de là m’est notifiée une garde à vue de 24 H avec l’accusation d’une main aux fesses sur la personne de Mlle Isabelle R. sur le quai Gilbert de St-Paul, quai où je n’avais jamais mis les pieds (ni les mains !) puisqu’il n’y avait pas deux mois que j’étais présent sur le territoire de La Réunion. S’en suit une discussion houleuse avec les gendarmes (je suis innocent !) au cours de laquelle j’ai dû faire part de mes certitudes concernant la vénalité des femmes de Mayotte (et non des Réunionnaises que je ne connaissais pas alors), l’alcool (les gendarmes n’ont pas jugé nécessaire de contrôler mon taux d’alcoolémie par éthylomètre, bizarre, non ?) et la colère auront fait le reste. Pas de quoi fouetter un chat à mon sens. Pourquoi alors signer ma déposition si je suis innocent ?

  1. La peur du retrait de permis pour conduite en état d’ébriété.

  2. Pour éviter la prolongation de la garde à vue, la rentrée étant prévue le lundi matin (nous sommes à ce moment, samedi, 11H.)

Mon avocate lors de notre première entrevue me dissuade pour des raisons financières de tenter de prouver mon innocence et me recommande de plaider coupable de façon à obtenir la mansuétude de la cour, c’est ce que j’ai fait et c’est ce qui me coûte tant d’ennuis aujourd’hui.

Je terminerais en disant que je suis loin de mériter la révocation réclamée par des gens sans scrupules pour gagner quelques voix sur le dos de pauvres gens d’autant plus qu’aucune faute professionnelle ne peut être retenue contre moi étant donné que ces incidents ont eu lieu en dehors du cadre professionnel. Je ne suis que la ènième victime de « Zorey déor » ! (Vu dans ma rue, Mahatma Gandhi à La Possession !)

Serge COPY

Professeur de Lettres

P.S. : En tant que prof. de Lettres j’enseigne le racisme à longueur d’année mais il est tous les jours nécessaire de rappeler aux ignorants que le racisme est une théorie politique et sociale et à ce titre le Nazisme et l’Apartheid sont des racismes, en ce qui concerne les individus, il n’y a que des discriminations raciales et à ce titre pour être raciste il faut une action sociale : si je donnais de mauvaises notes exclusivement à mes élèves métis alors oui je serais raciste, un entraîneur de basquet qui refuse d’engager des Blancs est raciste, etc. Une insulte raciale sous le coup de l’alcool ou de la colère voire des deux n’a jamais constitué un crime contre l’humanité.

Pour terminer je m’appelle COPY et à cause d’un homonyme célèbre, Fausto Coppi, double vainqueur du tour de France dans les années cinquante, je passe mon temps à faire comprendre que je ne suis pas Italien mais bel et bien Français d’origine. La xénophobie, je sais de quoi je parle : regards hautains ou narquois, messes basses dans mon dos, quolibets sur les pédales, j’en passe et des meilleures. Je fais même partie des gens qui souffrent du racisme sans même être étranger ! Voilà le bouquet final !

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